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Le métier d’entraîneur

Avec le temps, les pratiques sportives évoluent. Au gré des générations, elles gagnent en popularité, s’étiolent, puis renaissent de leurs cendres, un peu comme un film qui recommence. La dernière décennie a vu déferler une nouvelle vague d’enthousiasme pour la course à pied, amenant avec elle son lot de néophytes cherchant tantôt la performance ou simplement à s’évader d’un quotidien de plus en plus sollicité. Porté entre autres par la lutte contre l’obésité et le message de bien-être véhiculé par la santé publique, l’intérêt pour le sport en général amène aussi ses changements dans la formation des entraîneurs1, ces professionnels qui nous accompagnent dans l’accomplissement de nos objectifs. Non plus vus comme des bourreaux insensibles et archaïques, ceux-ci prennent en charge les pratiquants avec à leur disposition des outils d’évaluation et d’entraînement perfectionnés, tout en prenant en compte les multiples sphères de la vie de leurs athlètes vers une prise en charge globale et optimisée.

Les records sportifs sans cesse repoussés témoignent d’une préparation physique des athlètes innovante, obtenue grâce à une science toujours plus au point. On peut le voir notamment avec le coup de publicité immense de la compagnie Nike avec son projet « Breaking2 », tentative de parcourir la distance du marathon sous la barre des 2 heures, se révélant passionnante par la quantité d’outils technologiques et de procédés mis en oeuvre pour y arriver.

Et à notre niveau à nous? Que l’on soit coureur du dimanche, rat du gym, coureur longue distance de sentiers ou adepte des distances plus courtes, chez qui un « top-50 » est une victoire en soi, comment savoir si l’entraîneur que l’on engage a les qualités et/ou qualifications nécessaires pour nous prendre en charge au mieux de nos capacités et dans le respect de nos limites individuelles? Nous avons discuté avec des entraîneurs2 du milieu de la course à pied qui, par leur longévité dans le sport au Québec, ont vu les changements des dernières décennies s’opérer. Ils nous ont livré leur ressenti et leur opinion sur leur métier, qui ressemble plus à une vocation qu’à un simple « job », à mesure que le niveau augmente.

 

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Sources intro
L’utilisation du genre masculin dans le texte a pour but d’alléger celui-ci et de faciliter la lecture.
Panel des répondants qui ont contribué à l’élaboration de ce dossier (par ordre alphabétique) :
  • Jean-Yves Cloutier – Entraîneur certifié PNCE niveau 2, fondateur du club d’athlétisme Les Vainqueurs, conférencier et auteur de « Courir au bon rythme » I et II.
  • Alain Dufort – B.Sc Éducation Physique, conseiller à la vente chez Boutique Courir.
  • Dorys Langlois – B.Sc Kinésiologie, entraîneur certifié PNCE niveau 4, entraîneur personnel et de groupe.
  • François Lecot – M.Sc Sciences de l’activité physique, entraîneur certifié PNCE niveau 3, chroniqueur au magazine KMag, adjoint à la direction (volet académique) et chargé de cours l’École de Kinésiologie et des Sciences de l’activité physique de la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal.
  • John Lofranco – Entraîneur certifié PNCE niveau 4 et en Athlétisme Endurance, Diplôme avancé en Entraînement (INS Québec), gestionnaire pour la formation et développement des entraîneurs chez Athlétisme Canada.
  • Daniel Mercier – M.Sc Physiologie de l’exercice, co-auteur du test Navette, consultant en entraînement.
  • Stéphane Pilon – B.Sc Biochimie, conseiller à la vente chez Boutique Courir, Instructeur-entraîneur Cardiovélo-Spinning®.
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Sources page 2
L’évaluation de la condition physique consiste à administrer un ou plusieurs test-s d’effort sous-maximal à maximal à un individu, suivant un protocole établi, dans le but d’établir différentes mesures relatives à sa performance.

Sources conclusion:
Jean-Yves Cloutier, Michel Gauthier, « Courir au bon rythme I », Éditions La Presse, 2017 et « Courir au bon rythme II », Éditions La Presse, 2013.