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Mieux vaut prévenir que guérir

« Mieux vaut prévenir que guérir » Ce proverbe d’origine latine[1] connu de tous est appliqué dans un grand nombre de sociétés avec plus ou moins de rigueur. Dans certains pays d’Asie, la santé est un trésor que les citoyens prennent très au sérieux : ils pratiquent des activités physiques quotidiennement et battent ainsi tous les records de longévité. Or, dans nos cultures contemporaines occidentales, l’expérience démontre que les systèmes fonctionnent de façon à guérir plutôt que prévenir. Autrement dit, on va agir quand le mal est déjà présent – par exemple, repenser l’accessibilité des carrefours dangereux aux vélos et aux piétons uniquement lorsqu’un accident mortel survient – plutôt que de chercher à le régler en amont.

Malheureusement, l’un des principaux obstacles aux démarches pleines de bonnes intentions, c’est de quantifier précisément l’initiative préventive. En effet, bien malin celui qui pourrait prédire le pourcentage d’accidents cardiovasculaires évités en pratiquant 30 minutes d’activité physique trois fois pas semaine… Idem pour les blessures sportives : on a plus souvent tendance à prendre un problème à bras-le-corps une fois qu’il est bien présent plutôt que de le désamorcer avant qu’il n’ait fait ses premiers dégâts. N’ayant à cœur que le bien-être et la santé de son précieux lectorat, Boutique Courir vous propose une série d’actions à entreprendre, sinon pour guérir, du moins pour prévenir les éventuelles rechutes d’un corps qui s’avère être rien de moins que notre outil de travail, notre allié dans la course comme dans la vie.

L’origine d’une blessure est multifactorielle. Elle survient suite à l’assimilation de plusieurs éléments biomécaniques ou non, des propriétés de la chaussure de course, des paramètres d’entraînement, des caractéristiques anthropométriques et des indications démographiques de chacun(e). S’ils sont mal agencés, non respectés ou qu’ils excèdent la capacité structurelle spécifique du coureur, ces facteurs peuvent influencer l’apparition d’une blessure et donner la vie dure aux plus aguerris d’entre nous.

Tout d’abord, pour évaluer les risques potentiels d’une charge d’entraînement en course à pied, un scan corporel s’impose. Certes, on n’a pas tous un laboratoire scientifique à deux pas de chez soi, où chaque paramètre corporel est mesuré à la milliseconde près, mais certains tests d’évaluation indirects de la condition physique sont très accessibles via des centres de conditionnement physique comme Kinactif  des cliniques de kinésiologie, etc. Effectués à intervalles réguliers, ces tests permettent d’obtenir une vision d’ensemble de vos capacités, de faire ressurgir vos « couacs » potentiels et d’amorcer un travail en amont pour éviter l’apparition de blessures.

 

Si l’origine d’une blessure est attribuable à l’association de plusieurs facteurs, pas toujours modifiables de surcroît, il vous reste néanmoins une légère marge de contrôle. En mettant le temps et l’énergie nécessaires à travailler sur ce qui peut être changé, non seulement pourriez-vous inhiber l’apparition de blessures, mais aussi influencer positivement votre performance. Parmi ces facteurs, la progression, l’économie de course, le choix des chaussures et l’équilibre musculosquelettique sont dans notre ligne de mire.

 

À lire aussi :

Prévention des blessures
en course à pied

→ Mieux vaut prévenir que guérir ←

→ Le Principe de progression • découvrir son corps ←

→ Principe de progression • respecter ses limites ←

→ Économie de course • trouver le juste équilibre ←

→ La chaussure de course • le confort avant tout ←

→ Équilibre musculosquelettique • pour une meilleure efficacité de course ←

→ La conclusion ←

 


Sources :
[1] L’internaute, en ligne : http://www.linternaute.com/proverbe/605/mieux-vaut-prevenir-que-guerir/ [consulté le 13-06-2018].
Bertelsen et al. (2017). A framework for the etiology of running related injuries. In Scand J Med Sci Sports. Vol. 27 (11) :1170–1180.
• Videbaek S, Bueno AM, Nielsen RO, Rasmussen S. Incidence of running‐related injuries per 1000 h of running in different types of runners: a systematic review and meta‐analysis. Sports Med. 2015;45:10171026.