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Vortex Swim, voyage le long du « 7e continent »

À la fin du mois de septembre 2019, Benoît Lecompte, nageur de longue distance, est arrivé à San Francisco au terme d’un périple de 300 milles nautiques à la nage, le long du Vortex de déchets du Pacifique Nord. Partenaire d’Icebreaker et de son mouvement #movetonatural, l’objectif de ce défi était de sensibiliser la population sur ses modes de consommation et de soutenir la recherche sur la question de la prolifération du plastique dans les océans.

Photo: Icebreaker

Le vortex de déchets du Pacifique Nord, cette masse de déchets, surnommée le « septième continent » ou la « soupe de plastique », illustre la problématique de la gestion des déchets à travers le monde et la complexité d’une situation qui s’aggrave chaque jour.

300 milles, c’est aussi le nombre de tonnes de plastique produites mondialement à chaque année, dont une grande partie risque de se retrouver dans nos océans, dans le ventre des animaux qui les confondent avec de la nourriture, puis éventuellement dans nos bouches, en haut de chaîne alimentaire…

Puisque nos océans abritent potentiellement une partie de la faune que nous mangeons, le risque d’intoxication des humains aux microfibres présentes dans les mers constitue le fer de lance des actions entreprises sur la question depuis quelques années.

Plus de 35% des 1,5 million de tonnes métriques de microplastiques trouvées dans l’océan proviennent de textiles synthétiques *

Photo: IcebreakerDe la quantité astronomique de plastiques en tous genres contenus dans nos océans, les microfibres provenant de textiles synthétiques représentent plus du tiers de la composition du vortex de plastique. Les fibres synthétiques, ce sont nos chandails en acrylique, nos t-shirts en polyester, nos « leggings » en polypropylène, nos coupe-vents en nylon, etc.

Produites en quantité industrielle parce que moins chères que les fibres naturelles (coton, soie, laine, lin, etc.), les matières synthétiques ont fait leur apparition au début du XXe siècle. Instruments de la « fast fashion », elles envahissent aujourd’hui les portants de nos boutiques de vêtements favorites.

Mais les fibres synthétiques n’ont pas toujours eu aussi mauvaise presse… Réputés pour durer plus longtemps que leurs consoeurs naturelles, ces petits fils légers et robustes, produits de dérivés du pétrole, ont révolutionné le monde de la mode et en particulier le monde de la mode sportive… Car qui voudrait d’un t-shirt de coton qui devient froid, lourd et désagréable à mesure que l’on court?

Conçus avec la promesse de légèreté et d’évacuation efficace de l’humidité, les vêtements que nous portons à l’entraînement, en plus de notre garde-robe « sportswear » de tous les jours, sont aujourd’hui montrés du doigt dans le débat qui oppose l’empire du vêtement aux défenseurs de l’environnement.

 

Pour Icebreaker, les fibres naturelles, même si elles sont jugées plus onéreuses et parfois non conformes à l’éthique de la protection animale, n’en seraient pas moins une option responsable pour le consommateur.

Les fibres animales et végétales, contrairement aux synthétiques, se dégradent plus rapidement dans les océans que leurs équivalentes dérivées du plastique, lesquelles entraînent la détérioration de l’écosystème marin. Par sa collaboration avec Ben Lecomte sur le projet Vortex Swim, la célèbre compagnie de vêtements faits de laine mérinos souhaite ouvrir les yeux de la population sur les dégâts causés par la surconsommation de plastique et faire évoluer les recherches en ce sens.

Chez Boutique Courir, le sujet des fibres synthétiques nous interpelle, d’abord parce que nous utilisons ces matières dans la pratique des sports qui nous passionnent. En donnant une vitrine à des marques comme Icebreaker ou Patagonia, des noms qui ont à coeur de faire leur part en tant qu’acteurs d’une consommation plus responsable, nous souhaitons sensibiliser, à notre échelle, sur l’importance que nous accordons à l’environnement.

 

Acheter des vêtements usagés est un bon départ… Pour les sportifs, opter pour des produits plus chers, certes, mais de bonne qualité et qui dureront plus longtemps, sont des exemples de moyens à prendre pour réduire notre empreinte carbone.

En tant que consommateurs, vous détenez un pouvoir réel, celui de choisir. Vos choix ont une influence sur les détaillants comme nous. Par la force du nombre, ces achats tout simples transforment peu à peu notre offre, pour tranquillement faire leur chemin vers une gamme de produits qui vous ressemble.


 * Boucher & Friot (2017) Primary Microplastics in the Oceans. International Union For Conservation of Nature. https://portals.iucn.org/library/sites/library/files/documents/2017-002.pdf