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À la rencontre de : Patrick

Patrick, c’est une machine à nager, à pédaler et à courir, une banque de records personnels impressionnants qui figurent aujourd’hui parmi les meilleurs temps québécois: 1500m en 3min51sec, 5000m en 14min18sec, 10000m en 29min51sec, 21,1K en 1h06min51sec, puis 42.2K en 2h29min50sec. Pour autant qu’il soit actif physiquement, Patrick est aussi un homme humble et discret, des qualités propres aux forces tranquilles, aux gens sur qui l’on se tient, en sport comme en entreprise… Par exemple, ce matin de la fin juin 2017, on demande à Patrick ce qu’il a fait de son weekend…

« J’ai participé au demi-Ironman de Mont-Tremblant. »

Ça s’est bien passé?

« Oui! J’ai fini 4e. J’étais surpris, parce que je n’étais pas prêt du tout! »

Devant notre air ébahi, il minimise son exploit en disant qu’il doit avant tout son résultat à son expérience et à son mental, il nous renseigne sur la « météo magnifique » du weekend, sur le « fun qu’il a eu », sur la qualité et la température de l’eau du lac, puis il bifurque avec quelques conseils de natation: « Pour nager plus vite, il faut que tu bouges tranquillement », ne se doutant pas qu’on en est encore à traiter le mot « quatrième position » dans notre esprit. On n’imagine pas ce que ce serait s’il avait été « prêt »!

Ça, c’est Patrick!… Hyperactif, mais droit dans ses bottes, jovial et verbomoteur, un cœur grand comme ça.

 

 

Nom : Patrick Billette, chez Boutique Courir depuis 2015 (et plus anciennement, de 1995 à 1999).

Mon poste : Achats, ressources humaines, formation et développement.

Mes activités : Triathlon (natation, vélo, course), randonnée pédestre. Je n’ai pas de distance de prédilection pour le triathlon. Sans me définir comme ayant une spécialité précise, je m’inscris aux épreuves dans lesquelles je me sens prêt à performer, du « sprint » (750m de natation, 20km de vélo, 5km de course) jusqu’au Ironman (3800m de natation, 180km de vélo, 42.2km de course).

Une passion : Je n’ai pas de passion précise qui m’anime, mais plutôt une panoplie de plaisirs de la vie : le sport, mes enfants, accomplir des choses, voyager… J’ai parcouru l’ouest canadien et américain en sac à dos, j’ai vécu 2 ans et demi en Europe et y suis retourné à plusieurs reprises.

Un objectif dans le sport : Je parle plutôt d’une volonté d’accomplissement. Quand je finis une course au premier rang, la seule personne que j’ai battue, c’est moi-même. Je ne connais que très peu mes adversaires, que je considère comme des moyens pour me dépasser. Je ne suis que mon seul et réel opposant. Par exemple, le 10 septembre dernier, j’ai remporté le Triathlon Esprit de Montréal dans ma catégorie d’âge. Ce que j’en retiens, c’est moins la place sur le podium que le fracassement de mon record personnel: franchir la distance du triathlon olympique en moins de 2 heures [1500m de natation, 40km de vélo et 10km de course à pied en 1h59min39sec, ce qui fait de Patrick la deuxième personne au Québec de plus de 40 ans à établir cette marque depuis 2005 – NDLR].

Idem auprès de mes enfants, trois boules d’énergie carburant à l’adrénaline, auxquels je voudrais faire comprendre ce que le sport apporte, tant au niveau personnel qu’au niveau de la discipline. Le sport et la vie sont inter reliés: si ça ne va pas bien dans la vie, le sport en souffre, de la même façon que quand on gagne dans la vie, on est d’office gagnant-e dans le sport et vice-versa. Entraîneur-chef du club de Triathlon de la Rive-Sud (TRS) depuis un an, j’essaie de transmettre aux jeunes l’idée que le sport permet de créer des liens entre les gens et entre les différentes sphères de leurs vies, mais pas que… le sport est un apprentissage, une philosophie de vie, un moyen de devenir meilleur-e-s à toutes les étapes de notre existence.

Mon expérience dans le sport : J’avais 14 ans lorsque j’ai débuté le décathlon, un sport intégrant dix disciplines d’athlétisme (sauts, lancers, sprint, haies, course, etc.), avant de me spécialiser en demi-fond. Même si je me développais surtout dans les moyennes distances [Patrick a notamment fait partie de l’équipe canadienne de cross-country en 1992 – NDLR], je suis passé aux longues distances graduellement, de 5000m et moins jusqu’au marathon, tout en pratiquant la natation et le vélo en parallèle pour le plaisir. Je pratique le triathlon plus sérieusement depuis 2010.

Mes lieux de prédilection pour l’entraînement : Je ne suis pas un gars de ville, mais plutôt un gars de parc, de nature. Je pourrais aller jusqu’à manquer un entraînement si je sais qu’il a lieu en ville. J’ai besoin de trouver des endroits où je ne suis pas en interaction avec les automobiles, tant et si bien que j’ai choisi ma maison en fonction de sa proximité avec mon terrain de jeu, le Parc Michel Chartrand à Longueuil… je connais les cerfs et les arbres par leurs prénoms tellement j’y ai couru!

 

Une citation qui me représente bien :

Laissez aux gens le soin de découvrir qui vous êtes. Ils se souviendront de vous bien plus longtemps ensuite.

 

Certains sportifs ne jurent que par certains produits, certaines marques, certaines habitudes…

Dans mes pieds, vous trouverez presque toujours des New Balance. J’ai testé de nombreux modèles différents, mais je reviens toujours à cette marque, pour le confort de ses chaussures en toutes circonstances. Pour les séances de vitesse et les compétitions, j’aime la légèreté des M1500, alors que je suis un inconditionnel des M880 lors des séances plus courtes, de tempo et d’entraînement continu lent. Quant aux séances dans le bois, j’aime beaucoup les Salomon Speedcross, idéales dans les sentiers de terre et de racines qui composent les collines environnantes de la Rive-Sud.

J’arpente le bitume avec le vélo Trek Speed Concept Project One, une « méchante machine à aller vite » qu’on m’a recommandé. Sur ce vélo, je peux tenir le contre-la-montre beaucoup plus de temps à la même vitesse sans déchanter. La « ride » est incroyable, le confort et la puissance que je peux transmettre pour me propulser m’épatent à tout coup.

Pour nager en eau libre, j’ai adopté la combinaison Rogue de la marque Nineteen. L’ajustement en fonction de la taille me convient parfaitement. Sa flexibilité au niveau des bras, notamment grâce à un panneau de néoprène plus mince situé sous l’avant-bras, me permet d’avoir une meilleure sensation de l’eau en mouvement. Tous ces petits détails de conception permettent un gain de vitesse exceptionnel et une amélioration de mes temps en natation.

Au niveau du palet, mon produit fétiche, ce sont les gels ReKarb. Auparavant, j’étais incapable de prendre des gels durant l’activité physique, soit ils me tombaient sur le cœur, soit ils me donnaient des maux d’estomac. Les ReKarb m’ont « sauvé » en quelque sorte, compte tenu des épreuves de triathlon au long cours auxquelles je participe et du besoin énergétique qu’elles occasionnent.

 

Mon conseil pour celui ou celle qui souhaiterait débuter en triathlon :

Commencez par le début : transformez le sport que vous voulez faire en un mode de vie. Par exemple, trop de gens veulent tout de suite faire des performances et accéder au haut niveau de leur pratique, ou encore, ne se considèrent pas comme de « vrais coureurs-euses » parce qu’ils ou elles ne font pas de marathon. Personnellement, certaines distances les plus difficiles que j’ai vécues étaient aussi courtes que le 1500 mètres! Toutes distances confondues, quand on n’est pas prêt-e, on ne retire pas tous les bénéfices d’une expérience comme celle que peut nous procurer le sport de compétition. D’où l’importance de bien asseoir les fondations avant de construire plus en hauteur.

Par ailleurs, certain-e-s font des choix pour l’image ou pour dire « je l’ai fait », avant de passer à autre chose… Ayez en tête de franchir vos limites sans faire d’erreurs, de vous dépasser vous-mêmes avant les autres. À mon sens, c’est là que se trouve le bonheur dans le sport.