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Valérie Gagné et l’Ultramarathon de Badwater

Du 28 au 30 juillet dernier, Valérie Gagné de la boutique de Montréal, a participé en tant que membre d’une équipe de support à la ‘’Course à pied la plus difficile au monde’’ selon ses organisateurs, soit l’Ultramarathon de Badwater. Il s’agit d’une course de 135 miles (216km) partant de Badwater situé dans la Death Valley en californie, à 85m sous le niveau de la mer et se terminant à Mount Whitney Portal (2530m), sous une chaleur de 50 degrés Celsius.

Elle a fait partie de l’équipe de support de Breanna Cornell qui prenait, pour la première fois, le départ de cette course monstrueuse. À 22 ans, son pari était de terminer la course sous les 48 heures permises et de devenir ainsi la plus jeune coureuse à compléter cet Ultramarathon. Avec l’aide de la plus jeune équipe de support (moins de 23 ans), Breanna a réussi son pari en franchissant la ligne d’arrivée après 45 longues heures.

En tant que membre de l’équipe de support, la responsabilité de Valérie était de prendre soin de la coureuse; préparer hydratation et alimentation, maintenir une température corporelle à un niveau adéquat avec de la glace, gérer la fatigue en procurant les doses nécessaires de caféine ou de sieste, mais avant tout, la plus grande responsabilité était d’être présente, d’encourager dans les bons moments, de supporter dans les moments difficiles et de s’assurer que son amie atteigne le fil d’arrivée sans séquelles. Avec un taux de réussite tout juste supérieur à 50%, les risques de déshydratation, d’hyponatrémie, de coup de chaleur ou tout simplement d’épuisement étaient bien réels et l’équipe de support devait solutionner tout problème pouvant mener à l’abandon. Par exemple, couper le bout des chaussures pour laisser plus d’espace pour les orteils pleins d’ampoules!

Quatre personnes composaient cette équipe de support. Valérie a couru quelques sections du parcours en tant que ‘’pacer’’. Son rôle était beaucoup plus d’assurer la sécurité de la coureuse que d’agir en tant que lapin. Elle a donc couru environ 50 miles avec son amie, parfois en silence, parfois en chantant et d’autres fois en pleurant.
Ce fût pour elle une expérience extrêmement difficile et enrichissante, mais surtout une très belle leçon d’humilité.

Valérie imagine maintenant qu’il serait possible, d’ici quelques années, que ce soit elle qui prenne le départ du Badwater135!