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À la rencontre de : Joëlle

Mon poste : Conseillère en chaussures, vêtements et accessoires chez Boutique Courir Montréal.

 

Mon expérience dans le sport : J’ai toujours aimé bouger et m’adonner à toutes sortes d’activités. Passée entre autres par le patinage artistique, la gymnastique, les sports de raquette et l’escalade, je peux dire que j’étais une hyperactive « contrôlée ». Si un nouveau sport fait son apparition dans l’actualité, vous pouvez être sûrs que je vais l’essayer. Par exemple, je suis en train d’apprendre à faire de la danse sur mon long board!

 

Mes activités : On commence par quoi? [Attention, ça donne le vertige!] Grosso modo, mes pratiques tournent autour de trois axes principaux :

  1. La dépense énergétique pure, avec la course à pied sur route (j’ai touché à toutes les distances, du 5 km au marathon) la course en sentiers (j’ai complété la distance du 80 km de Bromont Ultra 2016 et souhaite me rendre éventuellement à la distance du 125 km), le plein air (scoutisme, alpinisme dans les Andes chiliennes, la randonnée pédestre, le vélo de montagne), le « stand up paddle » (depuis quatre ans, une autre façon de découvrir des endroits sauvages et en apparence inaccessibles), le surf, le ski de fond, le camping (été comme hiver), le long board (j’en possède plusieurs de longueurs différentes).
  2. Les activités artistiques, dont la danse au premier plan, que je pratique et enseigne de façon assidue, pour le plaisir, mais aussi en compétition (boogie-woogie, lindy-hop, swing et bien d’autres), à laquelle j’ajoute des activités gymniques comme la corde lisse, le trampoline et le mât chinois, pour le défi musculaire et de stabilité que ces activités impliquent.
  3. L’entraînement en salle, une composante indispensable de ma condition physique. Je travaille quelque heures par semaine dans une salle de musculation et m’y entraîne en fonction des sports du moment.

 

Ma formation : Je suis diplômée de l’Université de Montréal en Enseignement de l’Éducation Physique et de la Santé et j’ai reçu une formation en entraînement personnalisé avec Ataraxia.

Mes articles chouchous pour l’entraînement : Quoi de mieux qu’un capri ASICS pour courir en toutes saisons et toutes températures? C’est un vêtement très polyvalent lorsqu’il ne fait pas assez chaud pour se mettre en short et trop froid pour mettre un pantalon long. Celui-ci est réfléchissant dans le noir et me permet de continuer à gambader quand il commence à faire nuit.

Des bas… On a toujours besoin de bas! Dans ma pratique, j’ai appris que les chaussettes pouvaient grandement contribuer au confort global de la course. Quand on parcourt de longues distances, il vaut mieux parfois investir pour une bonne paire. Personnellement, j’aime beaucoup les bas en mérinos Icebreaker. Si on veut garder les mêmes chaussures en été et en hiver, les bas en laine garderont vos pieds au chaud même s’ils sont mouillés.

J’aime beaucoup les chaussures Freedom de Saucony. Leur empeigne souple me donne l’impression que la chaussure épouse les formes de mon pied. Elles sont à la fois près du sol, coussinées et flexibles, tout en donnant une sensation de foulée dynamique et agréable.

Je suis adepte des bas de compression Twist de la compagnie canadienne EC3D, que je porte si je me sens courbaturée avant une course ou un entraînement. Ils ont une double fonction : quand je cours, je les enfile dans leur alignement normal pour un maintien adéquat lors de l’impact au sol. Hors course, je mets les bas en faisant une rotation de 180 degrés (pour que le logo du devant apparaisse en arrière de la jambe), ce qui a pour effet d’augmenter la compression et l’action récupératrice.

J’habite le quartier Ahuntsic à Montréal. Quand je cours, je choisis mes parcours en fonction de l’entraînement à faire, mais aussi pour leur tranquillité et l’absence de voitures. Si je veux faire de la vitesse, j’opte pour le parc Frédéric-Back, anciennement appelé la « carrière Miron », jadis un site d’enfouissement qui se trouve derrière la TOHU : une boucle d’environ 5 km en gravier, sans surprise et sans trop de relief. Si je veux me vider la tête, je me rends au parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, des sentiers tranquilles au bord de l’eau, dont le paysage change au fil des saisons.

 

 

Ma motivation : J’ai toujours considéré que le corps était une machine curieuse et fascinante, un outil qui me propulse et me permet jour après jour de repousser un peu plus mes limites. Avec la course à pied, je me suis découvert un côté compétitif, qui n’a de cesse de m’alimenter. Je sais très bien que je n’ai pas besoin d’en faire autant pour être en santé, mais je ressens toujours ce besoin de dépassement qui me pousse à aller plus loin, à mettre à profit mes capacités physiques pour savoir jusqu’où je peux aller, quelle vitesse je peux atteindre, etc.

Mon rituel d’avant-course : Pour performer à mon meilleur, au moins une semaine avant le jour J, j’évite de boire de l’alcool (même si c’est social), je me couche plus tôt et je bois du jus de betteraves. La veille, je mange le classique plat de pâtes et le matin de la course, je prépare mon petit-déjeuner de championne : l’indétrônable trio bagel/beurre d’arachides/banane! Je sais que ce n’est pas le temps de changer les habitudes gagnantes avant une compétition!

Mes objectifs : En course sur route, je suis passée récemment sous la barre des 19 minutes au 5 km Endurance. Cette fois, je vise la marque des 3 heures au parcours du marathon. En course de sentiers, j’ai l’intention de tenter la distance du 125 km de la Death Race en Alberta. Côté plein air, en alpinisme, même si j’ai déjà titillé des sommets à 6000 mètres, j’aimerais un jour franchir l’un des sommets de 8000 mètres d’altitude que compte la planète… Dans la vie, je veux rester forte, pour maintenant et pour plus tard. Il est beaucoup plus pertinent d’acquérir une bonne force musculaire quand on est une femme et encore plus lorsque l’on vieillit. Je voudrais toujours rester dans le monde du sport et partager aux autres ce que ces expériences m’apportent en tant que professionnelle du monde sportif, mais aussi en tant qu’individu.

 

Mes conseils à quelqu’un qui voudrait faire un sport d’endurance ou qui songe à augmenter sa distance de course :

Ne négligez pas la musculation. Même dans les sports d’endurance, si on ne fait que courir, on n’aura pas autant de gains que si on développe certaines aptitudes musculo-squelettiques, telles la puissance et la force. Elles s’avèrent des alliées de choix lors des derniers kilomètres d’une compétition au long cours, pouvant apporter maintien et vigueur au corps lorsque celui-ci est au travail depuis de longues heures, comme lors d’une course d’ultra-trail. Le travail musculaire, à l’instar de la mécanique automobile, doit être vu comme « l’entretien du moteur » nécessaire au bon alignement postural, ainsi qu’au fonctionnement des articulations.


Allez-y progressivement
. Si vous courez déjà régulièrement et que vous désirez augmenter votre volume d’entraînement en vue d’une distance plus longue, ne changez pas vos habitudes du jour au lendemain. De la même façon que la course s’est intégrée à votre mode de vie graduellement, vous devrez procéder de la même façon, étape par étape, en intégrant une petite séance de course par semaine, puis augmenter le temps de course et la fréquence de séances par semaine, jamais en même temps.

Au niveau nutritionnel, il n’y a pas de remède, ni d’aliment-miracle… Pour manger mieux, veillez à satisfaire les recommandations nutritionnelles en fruits et légumes, en vitamines et minéraux. Parfois, un simple ajustement ou changement dans vos habitudes permet de remettre les pendules à l’heure et de retrouver l’équilibre.