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À la rencontre de : Samuel

Mon poste : Conseiller chez Boutique Courir Montréal. En parallèle, je suis une formation en course à pied du Programme National de Certification des Entraîneurs (PNCE) avec Sport Québec.

En ce moment, je pratique surtout la course à pied sur route ou sentier, du 5 km au 160 km, que je peaufine avec de la musculation (pliométrie, gainage, mobilité, proprioception), la natation et le vélo. Je me déplace sur deux roues, tant pour compenser des nombreux kilomètres que je parcours à pied qu’en mode « cyclotouriste » pour découvrir de nouveaux lieux. Adepte de tous les sports, je suis toujours partant pour découvrir de nouvelles pratiques et avoir du plaisir entre amis.

La course m’a fait rencontrer des tas de personnes aussi inspirantes les unes que les autres. Ici, en compagnie de François Hamelin pour préparer son premier 5 km.

Mes premières expériences en sports débutent à 4 ans en soccer à Longueuil, pour qui j’ai joué jusqu’à l’âge de 15 ans en inter-cité AA. Mon engouement pour la course à pied, quant à lui, arrive dès l’âge de 6 ans. Avec les années, j’ai réussi à progresser suffisamment pour faire de bons temps, voire gagner des courses, sur la route comme sur les sentiers. Je me suis aussi entouré d’une équipe, formée aujourd’hui d’une chiropraticienne, un kinésiologue, une nutritionniste et un entraîneur en course à pied.

Ce qui me motive dans le sport, c’est le plaisir du dépassement de soi, la liberté que la course me procure, mais aussi la communauté de la course à pied, composée de gens uniques et de personnalités attachantes qui sont aujourd’hui non pas de simples partenaires de course, mais de véritables amis. Mon objectif, en baskets comme dans la vie, est de garder la flamme pour continuer de la transmettre aux autres.

 

Les running gags :

Lors de mon premier marathon de Boston, j’ai dû m’arrêter trois fois aux toilettes sur le parcours et malgré tout, j’ai réussi à courir la distance en 2h38min! Un record personnel pour moi. Je crois que j’étais stressé!

J’ai gagné le marathon de Longueuil trois fois de suite, en prenant bien soin d’arborer la coupe de cheveux emblématique. Même chose pour le marathon de Magog, où j’ai porté la moustache de circonstance!

Je n’ai pas de terrain de prédilection; sur route ou sur piste, en trail ou en montagne, en groupe ou en solitaire, peu importe où je vais, l’important c’est de courir. Varier les types de surface me permet d’améliorer tous les aspects de la course à pied et de me préparer à tous les événements de course auxquels je participe. Aussi, je fais partie d’un petit groupe de coureurs et coureuses appelé CUTE (Coureurs Utilitaires Transpirant l’Espresso), une bande d’amis qui se rassemblent le matin pour courir et ensuite boire un espresso. Une jolie gang en fait!

 

Some people create with words, or with music, or with a brush and paint. I like to make something when I run. I like to make people stop and say « I’ve never seen anyone run like that before ». It’s more than just a race, it’s a style. It’s doing something better than everyone else. It’s being creative. – Steve Prefontaine

 

Mes produits chouchous :

  • Les chaussures de course Hoka One One : Sur mes longues sorties, j’utilise le modèle Clifton sur route et le Speedgoat en sentiers. Quant aux sorties courtes, de vitesse et pour les compétitions, j’opte pour le Tracer sur le bitume et le Torrent en sentiers.
  • Les gels Rekarb, mon énergie naturelle. J’en utilise 4 pour mes marathons, que j’ingère à toutes les 30 minutes. Ils sont simples à avaler et faciles à digérer, tout en donnant à mon corps la portion de sodium nécessaire pour continuer l’effort.
  • Ma bouteille d’eau à la main Amphipod, pour une longue sortie d’entraînement en ville ou en compétition. Elle est plus légère et je peux la remplir aux différents points d’eau accessibles lorsque je suis en ville, mais aussi lors de mes ultramarathons, où les points de ravitaillement sont rapprochés (entre 7 et 10 km), sinon je prends ma veste d’hydratation.
  • Mon rouleau de massage, le petit bleu tout simple, pour garder mon corps équilibré. Le fait d’avoir une petite taille de rouleau me permet d’appliquer la force que je veux sur mes membres pour bien les détendre, d’autant plus qu’il se transporte plus facilement.
  • Mes sacs à dos Salomon, pour le transport utilitaire que j’effectue en course à pied ou à vélo, mais aussi pour mes sorties longues et mes courses en sentiers. Avec mon ADV Skin 12 Set, j’ai assez de place pour transporter mon lunch et mes vêtements. Il est doté de deux poches le long des bandoulières, dans lesquelles j’insère des flasques Salomon de 500 ml pour rester hydraté en tout temps. Lorsque je compétitionne en ultra-trail, je prends ma veste d’hydratation de 5 litres, la S/LAB Sense Ultra 5 set de Salomon. La légèreté du sac et l’accessibilité des poches, tout en restant solide et ergonomique, sont des détails qui peuvent faire la différence dans la façon d’enchaîner les étapes d’une course efficacement.

 

Mes conseils à celui ou celle qui voudrait aller plus loin à l’entraînement en course à pied :

Selon moi en course à pied, il est important d’avoir deux types de souliers de course, une plus coussinée et une autre plus légère et dynamique. Ma paire de chaussures plus coussinée, je l’utilise lors de mes longues sorties, mais aussi à l’occasion de mes sorties plus courtes de récupération active. Ma paire plus légère, je la mets lors de mes entraînements de vitesse et de mes compétitions. Cette habitude me permet de mieux ressentir le sol sous mes pieds lorsque je pousse la machine à fond, tout en préservant mes articulations pendant mes longues sorties, où l’accumulation des kilomètres se fait sentir.

La course est un sport de consistance et de progression. À l’âge de 23 ans, j’ai (re)commencé la course à pied par défi et j’ai trop voulu aller vite. Je me suis fait plusieurs petites blessures. Aujourd’hui, je m’entraîne mieux: j’ai appris à connaître mon corps, à mieux savoir quand pousser et quand ralentir. Sans dire qu’il faille obligatoirement passer par la case « blessure » pour réaliser certaines choses, vous aurez tout avantage à jouer de prudence plutôt que d’audace et de capitaliser sur les bienfaits du temps pour parfaire votre expérience en course à pied.

 

De 15 à 23 ans, je vivais un mode de vie de « party » : drogues, alcool et bars.

 

Ma deuxième victoire au marathon de Longueuil en 2018… avec coupe et moustache de circonstance!

À 23 ans, j’ai décidé de me reprendre en main. Par défi, je me suis inscrit au demi-marathon de Montréal, comme ça, sur un coup de tête… Ce que je n’avais pas prévu, c’est que j’allais y prendre goût! Depuis de temps, je cours et je peux affirmer que la course à pied m’a « sauvé la vie », en quelque sorte… J’ai changé mes habitudes de vie, je me suis entouré des bonnes personnes et j’en viens même à gagner des courses! Tout est possible dans la vie, pour peu qu’on y croie et qu’on travaille fort. J’en dois beaucoup à la course et mon désir maintenant et d’en redonner au suivant.

Mon rituel matinal m’apporte du bien, tant dans mon sport que dans ma vie. Je me lève, je déjeune et je bois mon café. Puis, je passe mon corps au « compresseur » en écoutant de la musique, un mélange de massage au rouleau et de mobilité active. Ensuite, je suis prêt à commencer ma journée, soit en allant faire mon entraînement de course à pied ou tout simplement en partant courir au travail.

En primeur : Je suis en train de me préparer pour le Championnat du Monde du 100 km sur route en Croatie le 8 septembre 2018. Ayant la meilleure performance canadienne sur la distance grâce à ma victoire au MRSQ100km (Quest Mont-Royal) en 8 heures l’année dernière, je fais partie de la délégation canadienne (Association Canadienne Ultramarathon).

 

Pour me suivre :

Mon profil Strava – pour suivre la progression de mes entraînements en course à pied.

Mon profil Instagram – Pour voir mon quotidien et mes lieux d’entraînement favoris.