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À la rencontre de : Fanny

Fanny Lejeune voit dans la course de sentiers bien plus qu’une passion : une école de la vie.

 

Mon poste : Conseillère de vente en course sur route, course en sentiers et ski de fond.

J’ai fait une école de commerce en France, où je me suis spécialisée en marketing et gestion du sport. Je pratique principalement la course à pied sur route et sentiers, à laquelle j’intègre des séances de natation et de vélo.

Le sport chez moi, c’est une affaire de famille… Pour tout vous dire, mes parents se sont rencontrés sur une piste d’athlétisme! La pomme n’étant pas tombée très loin de l’arbre, c’est toute jeune que je commence le sport, d’abord par le judo, puis par le handball, lequel s’avère une réelle passion. Pendant 8 ans, mes fins de semaine sont rythmées par des entraînements et des matchs, avant de culminer au niveau national lors de mes deux dernières années de pratique.

Avec les études à l’étranger, il n’était plus possible pour moi de continuer le handball avec mon équipe. Je cherchais un sport dans lequel je puisse gérer mes entraînements sans dépendre d’une équipe mais tout en gardant l’aspect compétitif. Contre toute attente, je m’essaie à la course à pied en sentiers – alors qu’il m’était inconcevable de courir sans un ballon auparavant – et surprise… J’aime vraiment ça!

Ma première course en sentiers est un véritable baptême, où pluie, boue et glissades sont au rendez-vous. Il faut croire que j’y prends goût, car au fil des années, je ne fais qu’augmenter les distances. De mes premières courses de 10-12km, j’évolue vers le 20km, puis le 30km… jusqu’à prendre du plaisir aujourd’hui sur des parcours de 80km!

Et je ne compte pas m’arrêter là… J’ai envie d’expérimenter des distances au delà du 100km, de voir ce que c’est que de passer 24 heures à courir, gérer une nuit dehors, etc. Je ne néglige pas l’investissement que cela demande. C’est pourquoi je prends mon temps et que j’y vais graduellement.

Sinon, mon premier objectif de la saison 2020 est le marathon d’Ottawa, à la fin du mois de mai. Mon premier marathon! Quant au reste de la saison, je retournerai dans le bois!

 

L’entraîneur médiocre parle, le bon explique, le super démontre, le meilleur nous inspire.

Cette citation me parle, car dans tout sport pratiqué, l’entraîneur joue un rôle particulier et essentiel. C’est une personne avec qui l’on passe beaucoup de temps et avec qui l’on partage beaucoup : des échanges, des émotions diverses (joie, doute, pleurs, coups de mou, progression, résultats positifs et négatifs…).

Un bon entraîneur doit être à l’écoute de son athlète, mais dans mon cas, il doit aussi m’inspirer. Par « inspiration », je ne parle pas uniquement de performances sportives. Cela comprend sa pédagogie, ses comportements face à l’athlète, sa capacité à s’adapter aux situations, à la personnalité de son athlète, notamment dans les moments plus difficiles…

 

J’ai craqué pour ces produits :

 

Photo : Patagonia

Le sac à dos Patagonia Black Hole 25L : Ici, c’est un coup de cœur et un cadeau que je me fais plutôt qu’un besoin immédiat! Il faut dire que ce produit me narguait, car il est positionné juste en face de notre comptoir caisse! J’ai fini par craquer pour ce sac à dos à la fois pour sa couleur et sa conception (rangements bien pensés).

 

 

 

Photo : Craft

Le Pantalon d’hiver Craft modèle Force : Ici, on est sur un achat pour un besoin spécifique. J’avais besoin d’un pantalon d’hiver chaud pour différentes activités extérieures – randonnée, raquette, ski de fond, course à pied – par temps très froid.  Mon choix s’est porté sur ce modèle (le plus chaud que Boutique Courir offre chez Craft).

 

 

Photo : New Balance

Les souliers New Balance Summit Unknown GTX : Je compte prochainement investir dans de nouveaux souliers de course en sentiers. C’est une chaussure que je porte déjà, très légère et dynamique. Néanmoins, j’aimerais tester la version en Gore-Tex pour garder mes pieds au sec pendant premier mon hiver canadien!

 

 

 

Ce qui me motive

Le contact avec la nature, ce sentiment d’évasion, de calme et de déconnection quand je gambade dans les sentiers. Même après une dure journée, je regrette rarement d’avoir chaussé mes souliers de course! Mais aussi, le dépassement de soi, que ce soit à l’entraînement ou lors des compétitions.

Ce que j’aime particulièrement dans les courses de longue distance, c’est la gestion de soi : la gestion du corps, de la tête et de son autonomie. Je veux dire par-là qu’au-delà de la gestion physique, il faut penser à son hydratation, à son alimentation, au profil de la course, etc. Et quand le corps lâche, il faut faire en sorte que sa tête prenne le dessus (et par-là aussi savoir anticiper des coups de « moins bien »). Il s’agit là d’une planification globale, dans laquelle le mental joue un rôle prépondérant.

 

Ne pas négliger la progressivité dans l’augmentation des distances

Oui, le marathon fait rêver beaucoup de monde, les distances « ultras » également. Je trouve que nous sommes un peu dans une vague du « toujours plus », comme si faire 42km n’était finalement plus grand chose aux yeux de beaucoup! Trop souvent, nous avons tendance à nous lancer tout de suite dans les longues distances, en oubliant le premier facteur de réussite : la progressivité.

Mon conseil serait donc d’être patient, de « laisser du temps au temps », comme on dit! Commencer par de petites distances, pour grimper progressivement en kilométrage. Prendre du plaisir sur des distances où l’on se sent confortable avant de pousser vers de nouvelles limites. L’objectif devrait être : prendre du plaisir et surtout éviter les blessures!

 

Mon rituel

Le matin au réveil ou dans le jour, j’essaie de trouver LA chose positive de la journée, LA chose qui va me motiver, y compris (et surtout) les jours où ça va moins bien… Cela peut être une chose vraiment anodine, comme aller boire un verre avec les amis à la fin de journée, manger le repas que je me suis préparée, regarder ma série télévisée dans mon lit le soir avant de dormir, etc. Le but n’est pas de se créer des grosses actions mais de toujours se dire que la journée va être belle parce que…….!

 

En dehors de la course…

Même si la course à pied est mon passe-temps principal, j’arrive à m’organiser pour faire en sorte de ne pas me couper d’une vie sociale à côté. Pour y arriver, je pose des séances tôt le matin avant ou après le travail, etc. Cela dit, il est primordial d’avoir un entourage (amis, conjoint, famille) qui vous comprenne… Les rêves sont toujours plus beaux lorsqu’ils sont partagés.

 

Si j’avais un objectif, je dirais qu’il consiste plus généralement à apprendre à sortir de sa zone de confort (sans se mettre en danger bien entendu). Par-là, j’entends de ne pas avoir peur de continuer à se mettre de nouveaux défis chaque jour, se fixer des objectifs, quels qu’ils soient, tout en gardant du plaisir et de la satisfaction en les accomplissant ou en les préparant.

… « Dream big » (en restant réaliste sur les objectifs que l’on se fixe dans la vie)!

 

 


*Courses de très longues distances (au-dessus de la distance du marathon – 42.2 km)